Good kisses from the Mont Saint-Michel

Pour bien comprendre le Mont-Saint- Michel, il ne faut pas le voir comme un monument sacré, mais comme un parc d’attraction.

Le célèbre rocher normand attire chaque année deux millions et demie de touristes. Parmi ceux- ci, un million de visiteurs seulement parviennent à l’abbaye où vit une communauté de moines et de moniales des Fraternités monastiques de Jérusalem.

Restaurants, snacks ou magasins de souvenirs bordent tout le chemin pour monter à l’abbaye – que beaucoup de visiteurs appellent “le château” : c’est encore loin, le château ?” Dans les vitrines, les statues de Sainte Vierge et d’archanges terrassant le dragon côtoient des gargouilles, des elfes, des korigans ou des dragons tout droit sortis de l’univers de « l’Heroic fantasy ».

Une culture du « souvenir » qui ne date pas d’hier ; dès le Moyen-Âge, les miquelots venus de toute l’Europe trouvaient au Mont coquilles Saint-Jacques bariolées et objets religieux divers à remporter chez eux. Mais ceux d’aujourd’hui semblent comme une revanche du paganisme originel du mont qu’a remplacé le christianisme.